Présentation

Présentation
Eh oui, me revoilà !

Je suis l'auteur de La puissance de l'amour et de Amour et tourments.

Ceci est une nouvelle histoire, un nouveau début.

Dites-moi ce que vous pensez du prologue, et si vous voulez la suite.


Une chose cependant à rajouter : je pense que cette fiction sera plus courte que les deux autres, mais rien n'est gravé dans le marbre.

# Online seit Samstag, 15. August, 2009 um 03:57

Geändert am Mittwoch, 02. September, 2009 um 10:35

Prologue

Prologue
Prologue




Pov Bella

Elle était là, devant moi. Ma haine d'elle m'aveuglait, et je ne voulais qu'une chose : la voir mourir, périr, à petit feu, la voir souffrir comme elle faisait souffrir ses victimes. Peut-on vouloir autant la mort de quelqu'un ? Je n'aime pas la mort, je n'aime pas la violence, mais elle m'avait trop fait souffrir.

Elle se tenait là, devant moi, souriante. Un sourire mielleux, fielleux. Son ton était péremptoire. Elle me voulait. J'allais me donner, mais pas comme elle le souhaitait. Elle m'avait cherchée, elle voulait m'apporter à son maître, eh bien j'étais là, et ce n'était pas pour être traitée en esclave, mais bien pour la tuer.

Je m'élançai vers elle, mon couteau à la main, pour soulager ce poids qui serrait mon c½ur. Mais elle fut la plus forte.



Le premier chapitre arrivera mercredi. Dites-moi si ça vous va, ou si je le mets plutôt le dimanche d'après.

# Online seit Samstag, 15. August, 2009 um 04:02

Geändert am Samstag, 05. September, 2009 um 07:25

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# Online seit Sonntag, 30. August, 2009 um 08:29

Geändert am Dienstag, 01. September, 2009 um 09:17

Chapitre 1 : Présentation

Chapitre 1 : Présentation
Chapitre 1 : Présentation



Pov Alice

Interrogez n'importe quel habitant de Forks sur ce qu'il aime dans cette ville, et il vous répondra le fait que tout le monde se connaît, que c'est une ville tranquille, que l'on ne trouve que des gens agréables dont on connaît les ancêtres sur plusieurs générations. Il n'y a qu'une famille qui ne vous dira pas cela, mais plutôt qu'un climat humide est mieux pour la santé de ses enfants fragiles. Cette famille, c'est la nôtre : les Cullen ! Nous sommes arrivés à Forks il y a deux ans, provoquant des rumeurs, des ragots en tous genres, avant de devenir le centre des attentions, ceux que l'on enviait pour notre beauté. Il faut dire que nous étions beaux, voire superbes, magnifiques, si l'on en croyait les braves habitants de la petite ville.

-Alice, nous allons être en retard ! Dépêche-toi !

Jasper Hale, mon mari, me rappelait à l'ordre, comme chaque matin de cours. Nous vivions ensemble avec le reste de ma famille : Carlisle et Esmé Cullen, nos parents, Emmett Cullen et Rosalie Hale, et enfin Edward Cullen. Mais ne vous méprenez pas : il n'y a rien de malsain, sachant que nous avons tous été recueillis par Carlisle. Pour le bon peuple de Forks, nous sommes orphelins, Edward, Emmett et moi avons perdu nos parents à l'âge de trois ans, et Jasper et Rosalie ont perdu les leurs à huit ans. Tout ceci est destiné à nous forger une identité pour nous fondre dans la masse car nous ne sommes pas comme tout le monde.

Jasper apparut dans l'encadrement de la porte.

-Alice !

-Quoi ? Il faut bien que je choisisse une tenue adéquate !

-Mais tu es superbe, comme d'habitude. Edward n'est pas patient, tu le sais.

-Je sais, je l'entends râler d'ici. J'arrive.

Je pris un haut et un pantalon et enfilai le tout à notre vitesse. Six secondes plus tard, j'étais en bas des escaliers.

-Alors, lança Emmett, on a du mal à s'habiller ? Vas-y nue, tu feras encore plus sensation !

Mon mari se mit à grogner derrière moi : la fine plaisanterie de notre idiot de frère ne le faisait guère rire. C'est qu'il était très jaloux, mon mari chéri ! Et j'en étais très heureuse. Jasper m'embrassa sur la bouche avant de m'entraîner vers l'extérieur, où Edward nous attendait dans sa Volvo. Le pauvre était le seul célibataire, et nos démonstrations d'amour le mettaient mal à l'aise.

-Je suis très bien tout seul, Alice, me coupa mon frère. Je peux réfléchir à mon aise, sans être dérangé par les pensées de ma petite-copine.

Ai-je oublié de préciser qu'Edward lisait dans les pensées ? Eh oui, nous ne sommes pas comme les autres. Ainsi Jasper ressent les émotions des autres et peut même les influencer, tandis que moi j'ai des visions du futur. En fait, je ne vois pas l'avenir, mais seulement ce qui arriverait si une personne prenait telle ou telle décision. Je ne pense rien avoir oublié dans ma présentation... Ah si, juste un petit détail : nous sommes des vampires.


Pov Jane

Elle était devant nous, nous allions la rattraper malgré sa course folle à travers les bois. Tout avait commencé par un banal évènement : j'avais croisé un jour, enfin un soir, un groupe d'élèves étrangers visitant notre belle ville de Volterra, mais l'un d'eux, ou plutôt l'une d'eux, me bouscula. Elle s'excusa, l'air égarée, mais je lui avais assuré, en souriant, que ce n'était rien. Pourtant, une fois qu'elle eut dépassé le croisement de la rue et qu'elle eut disparu de mon champ de vision pour rejoindre sa classe, je fis appel à mon don pour la punir, car on ne bouscule pas Jane Volturi, à moins de vouloir souffrir. Cependant rien ne se passa à ma grande fureur, ni cri, ni gémissement, rien. Je forçai, plissant les yeux sous l'effort, mais toujours rien. Furieuse, je la suivis, voulant en finir en mains propres, ou plutôt avec mes dents, mais mon téléphone vibra : j'étais rappelée par mon maître, Aro Volturi, qui gouvernait la ville, enfin ses vampires, et avait un statut de roi, d'empereur auprès de tout le monde vampirique, éparpillé aux quatre coins de la planète. Je finis le tour de la cité, ce qui constituait ma mission, m'assurant qu'aucun intrus ne se trouvait dans nos murs, puis je rentrai. C'est là que tout a dérapé : Aro, en touchant mon visage, a vu ce qu'il s'était passé, parce que ça m'avait frustré, et m'a ordonné de partir à la recherche de la jeune fille. Il se disait impatient de découvrir cette perle rare. Malheureusement l'aube s'était levée, et j'ai dû reporter mes recherches au soir. Toute la journée, je tournais en rond, imaginant les tortures que j'allai infliger à celle qui m'avait résisté, avant de la livrer à Aro. Enfin, le soir venu, je sortis, toute excitée à l'idée de ma vengeance, et fouillai la ville à la recherche de cette humaine. Seulement elle fut introuvable. Enfin, pas tout à fait : j'avais senti son odeur, délicieuse au passage, je l'avais traquée jusqu'à un hôtel, mais en regardant les registres je pus voir qu'elle et sa classe étaient partis dans la matinée. Ivre de colère et de frustration, je tuai le propriétaire, bus son sang, fade au final, pour ensuite rapporter mon échec à mon maître. Seulement, au moment de passer la porte de l'hôtel, un de mes semblables me sauta dessus et me mit hors de combat durant quelques instants, malgré toute ma maîtrise de nombreuses techniques de combat. Quand j'eus repris mes esprits, je filai à notre repaire, une grande bâtisse qui ressemblait, aux yeux des humains, à des bureaux, et subis la colère d'Aro.

-Quoi ?! Elle s'est échappée ! Je te préviens Jane, je la veux ! Tu as intérêt à la ramener, vivante bien sûr, même si elle se terre à l'autre bout du monde !

Je suis donc partie à Forks, petite bourgade des Etats-Unis, avec des gardes et deux collègues de mon rang, après avoir visité une nouvelle fois l'hôtel et déniché le lieu de provenance de la classe.

Et maintenant nous la poursuivions. J'entendais ses pas, sa respiration haletante, son c½ur affolé. Tout à coup on entendit un grand cri et soudain plus rien ne nous parvint : plus de pas, plus de respiration, plus de c½ur, rien que le silence nous entourait. Nous courûmes encore quelques kilomètres, à notre vitesse, ce qui nous prit quelques secondes, jusqu'à ce que nous tombâmes sur des odeurs, dont une en particulier : celle de celui qui m'avait sauté dessus à l'hôtel.


Pov inconnu

Elle était devant nous, nous allions la rattraper malgré sa course folle à travers les bois. Tout avait commencé alors que je me cachais, attendant que le soleil se couche pour rejoindre mon clan. J'étais sous un porche enfoncé, patientant sagement que la nuit tombe, quand soudain une odeur plus qu'alléchante passa devant moi. Mon premier réflexe fut de tendre la main pour attraper le casse-croûte mais celui-ci était hors de ma portée. La nuit tomba vite, et je me mis à la recherche de cette nourriture à l'odeur merveilleuse qui devait m'être destinée, sans aucun doute. Je retrouvais l'odeur dans un hôtel, après une nuit de recherche. Mais il y avait déjà du monde debout, et je me contentais de me cacher sous les toits. C'est comme cela que j'appris que ma victime repartait dans son pays, les Etats-Unis, dans la journée. Le soir, je descendis et pris l'adresse de ma proie. Mais mon repas à deux jambes était déjà convoité, et je revendiquai ma nourriture. Je mis mon adversaire hors de combat, mais le bruit avait alerté la femme du propriétaire, lequel gisait mort derrière le comptoir, et nous nous sauvâmes. Je partis de suite à l'aéroport et m'embarquai dans le premier avion en partance pour les Etats-Unis, habillé avec une djellaba. Les heures suivantes furent éprouvantes : tant d'humains et aucun moyen de les boire sans se faire remarquer ! La pourchasser après avait été un jeu d'enfant, et finalement j'avais réussis à l'isoler, le soir venu, et maintenant je la poursuivais, suivant son odeur à la trace. J'allais bientôt la rattraper, encore quelques secondes... Quand je la vis tomber dans une faille du sol. Une odeur connue, celle de l'intruse de l'hôtel, me força à faire demi-tour : elle ne trouverait pas MON humaine, MA gourmandise.


Pov Carlisle

Je revenais de ma journée à l'hôpital. Une journée comme les autres : accidents de moto, de voitures, chutes dans les escaliers ou d'un arbre, morsures en tous genres... Une journée qui aurait été fatigante pour n'importe quel humain, mais pas pour moi. La nature nous avait dotés d'une force surhumaine et quasiment inépuisable. Cependant ces journées m'éprouvaient moralement : le genre humain était toujours à la recherche de la perfection, du confort absolu, mais il ne semblait pas rendre compte du danger qu'il créait. Or leur corps était toujours aussi fragile, même après des siècles passés à fortifier leur santé, à améliorer ledit corps, mais ils n'en étaient pas moins mortels, à l'inverse de mes semblables.

Pour me détendre, j'avais décidé d'aller chasser. Ma femme, Esmé, ne tarderait pas à rentrer de Port Angeles, et mes enfants étaient partis : en camp selon la version officielle, à la chasse selon la version officieuse, dans les monts Olympic. Aussi je courais, humant l'air à la recherche d'une bonne proie, un cerf, ou une biche, quand soudain plusieurs odeurs m'assaillirent : une connue, venant d'une Volturi que j'avais déjà rencontrée, et cinq odeurs inconnues. Sauf que les odeurs n'étaient pas rassemblées : quatre des odeurs inconnues, vampires, et celle de Jane Volturi étaient le plus loin, à ma gauche, tandis que la dernière, une odeur humaine, délicieuse, partait à ma droite. Et à ce parfum merveilleux se mêlait du sang, signe que l'inconnu était blessé. Avec prudence, je m'approchai de l'odeur solitaire pour découvrir au fond d'une faille une jeune fille inanimée, couverte de contusions, de blessures et de sang. Son teint était pâle et cette pâleur était renforcée par ses cheveux châtains. Ses vêtements étaient déchirés et quelques feuilles étaient prises dans ses cheveux et ses vêtements. Je sautai dans la crevasse et examinai sommairement la jeune fille : une fracture à la jambe droite, qu'elle avait dû se faire en tombant, de nombreuses écorchures sur les jambes, les genoux et les mains. Une profonde entaille au bras gauche lui faisait perdre beaucoup de sang, et c'est cette blessure qui m'inquiétait le plus. Déchirant ma chemise, je fis un garrot au bras et tentai d'empêcher la jambe blessée de bouger. Pour finir, je la pris dans mes bras et bondis hors du trou pour la ramener à la villa. Je la couchai sur le divan du salon et l'examinai de nouveau. Je découvris, au cours de mon examen, que ses yeux étaient très irrités, et je constatai que le droit avait reçu un coup. J'écrivis un mot à Esmé, lui recommandant de ne pas respirer et lui expliquant la situation, puis je fonçai à l'hôpital chercher le matériel nécessaire pour la soigner correctement. Cette jeune fille m'intriguait, sans que je sache vraiment pourquoi.


Pov Edward

Après les cours, Alice avait insisté pour que nous allions chasser, « entre frères et s½urs », comme elle avait dit. Je n'avais pas vraiment la tête à ça, mais ça me changerait de l'univers fermé dans lequel je vivais. Je m'y enfermais pour ne pas penser que j'étais seul. Je savais qu'il y avait, ou qu'il y aurait, une âme-s½ur, quelque part, qui m'attendait, mais quand la rencontrerai-je ? Quand viendrait-elle à moi ? Et si c'était à moi d'aller vers elle ? Mais où la trouver dans ce cas ? Je désespérais déjà, mais n'en laissais rien paraître. J'étais allongé dans l'herbe, regardant le ciel constellé de milliard d'étoiles, quand mon téléphone sonna.

-Allo ?

-Edward, c'est Carlisle. Appelle les autres.

Je hélai mes frères et s½urs qui se regroupèrent autour de moi, prêts à écouter ce que disait notre père.

-Il y a une jeune fille à la maison, une humaine. Je vous demande de bien vous nourrir, parce que son sang est très tentant. J'ai retrouvé Esmé prête à la boire, or elle vient des environs, et je ne veux pas d'accident.

-Qui est-ce ?

-Je ne sais pas encore, mais je pense que nous le saurons à son réveil. Une dernière chose : je pense qu'elle a subi un traumatisme et qu'elle en a trop vu.

-Comment cela ?

-Jane Volturi et d'autres vampires en avaient après elle, mais je ne sais pas si elle a connaissance de notre nature. Donc soyez gentils avec elle, et aussi humains que possible.

-Tu ne seras pas là à notre retour ?

-Si je suis à l'hôpital, non. Bonne chasse.

Il raccrocha et nous nous regardâmes tous.

-Pff, râla Rosalie, une humaine ! Elle va nous attirer des problèmes, je suis sûre qu'elle va nous dénoncer. Pas besoin d'être très futé pour se rendre compte que nous sommes différents.

Rosalie continua à dire des méchancetés sur les humains, particulièrement les filles, avant de repartir à la recherche d'un chat sauvage.


Bon, eh bien voilà la premier chapitre de cette nouvelle fiction. Qu'en pensez-vous ? Je voudrais vos avis, pour savoir si je dois vraiment continuer ou non.
La suite dimanche.
Bisous

PS : pour mettre les choses au point, il y a Jane, d'un coté, qui la poursuit, et un autre vampire, chef d'un clan.

# Online seit Montag, 31. August, 2009 um 04:35

Geändert am Sonntag, 13. September, 2009 um 14:51

Chapitre 2 : une invitée

Chapitre 2 : une invitée
Chapitre 2 : Une invitée




Pov Bella

Mal. C'était le seul sentiment que j'éprouvais, le seul mot qui me venait à l'esprit, la seule chose que je sentais. Le noir m'entourait, mais à présent j'étais consciente de cette obscurité, de ce néant. Je laissais les minutes, les heures, peut-être même les jours passer, avant de sentir vraiment mon corps. Un sentiment de malaise me gênait, et mon premier réflexe fut d'ouvrir les yeux. Sauf que rien ne se passa, le noir était toujours là. Mais pas le noir de la nuit, non, le noir absolu, une obscurité bien plus angoissante, oppressante. Mon c½ur se mit à battre la chamade : que m'était-il arrivé ? Et où étais-je ? Pourquoi ne voyais-je rien ? Serais-je aveugle ? Non, c'est impossible... Je me refusai à cette éventualité, tout simplement, aussi levai-je la main pour enlever ce qui devait forcément me boucher la vue. Mais ma main n'arriva jamais à destination : quelque chose de glacé retint mon bras, et une merveilleuse voix s'éleva, tel des clochettes, non, tel un chant merveilleux, tel un ange, comme j'imaginais les anges dans les contes de mon enfance.

-N'aie pas peur, tu es en sûreté. Mon père t'a trouvée et t'a soignée, mais tu dois garder ce pansement sur tes yeux, tout comme l'oxygène que tu essayes d'ôter depuis un moment.

De quoi ? Je ne m'en étais même pas rendue compte, mais au moins je savais ce qui me grattait le nez. J'essayai de bouger et de rassembler mes idées mais l'infime mouvement que je réussis à faire me fit gémir. Un faible poids froid se posa sur ma poitrine.

-Chut, ne t'agite pas. Tu as la jambe cassée et une vilaine plaie infectée au bras, mais Carlisle te donne par perfusion des calmants. Dis-moi, comment t'appelles-tu ?

J'ouvris la bouche pour répondre mais deux problèmes se posèrent : le premier était de savoir comment je m'appelais, le second de hurler que je ne m'en souvenais pas. En effet, ni la mémoire, ni la parole n'était venues, et mon c½ur reprit sa course folle. Je tentai de parler, d'émettre d'autres sons qu'un gémissement, mais rien du tout ne sortit de ma bouche. Le froid de ma poitrine se déplaça sur mon front.

-Calme-toi, ce n'est rien. Mon père est médecin, très brillant, il pourra nous dire ce qui t'arrive.

J'aurais dû paniquer, m'affoler, et non pas me calmer comme je venais de le faire, parce que je n'avais plus de voix, plus de mémoire, plus de repère, plus d'identité. Ma main valide, qui n'était pas perfusée ni bandée, chercha quelque chose, et une main glacée vint se glisser dans la mienne, chaude comparée à celle de l'inconnu qui me parlait, me rassurait.

-Tu as de la fièvre, constata la voix d'ange, un ténor sublime.

Sa voix laissait paraître son inquiétude. Pourquoi ? Pour moi ? Je pressai sa main, faute de pouvoir parler, puis je me sentis repartir vers le réconfort du sommeil, rassurée par la main du possesseur de la voix enchanteresse.


Pov Edward

Elle venait de se rendormir : il était facile de savoir son état rien qu'en écoutant son c½ur, un son si beau, or il était calme à présent. Mon père l'avait retrouvée il y a cinq jours blessée, sûrement poursuivie par Jane, et si c'était le cas, c'était un miracle qu'elle soit encore en vie. Il l'avait soignée puis avait commandé un lit, estimant qu'elle guérirait mieux sur un vrai lit. Comme nous ne dormions pas, il ne nous est pas nécessaire d'en posséder un, mais cette charmante inconnue avait décidé mon père à en acheter un à chaque couple, plus un pour moi. Et c'est précisément dans celui-ci que dormait la jeune fille.

Emmett l'appelait « ex-casse-croûte volturien » mais ne portait pas vraiment d'intérêt à son cas. Jasper, en revanche, considérait que notre invitée inattendue nous causerait des ennuis si elle venait à découvrir la vérité sur notre nature, rejoignant l'avis de Rose. Alice était impossible à tenir : elle s'était vue amie avec une silhouette, et elle était persuadée qu'il s'agissait de cette jeune humaine. Cependant elle était assaillie de visions très contradictoires à propos de notre invitée, passant de la mort à une vie tranquille, en passant par l'esclavage chez les Volturi.

Je comprenais la peur de la jeune inconnue lorsqu'elle avait compris qu'elle ne pouvait voir, et j'avais été très étonné de voir à quel point ma seule voix l'avait rassurée. Je trouvais cette jeune fille magnifique, si belle mais si fragile ! Sa main, brûlante dans la mienne, me procurait une chaleur qui s'infiltrait dans mon corps, me donnant la sensation d'être vivant. De plus, les émotions nouvelles qu'elle faisait naître en moi me plongeaient dans un océan de plénitude et de douceur.

-S'est-elle réveillée ?

Mon père venait de me couper dans mes pensées.

-Oui. Elle a pris peur et a voulu enlever le pansement de ses yeux, et plusieurs fois avant d'être vraiment éveillée elle a essayé de retirer l'oxygène. Cela la gêne-t-il ?

Pourquoi étais-je aussi inquiet à ce sujet ? Mais mon père souriait en regardant la jeune fille. Je repris.

-Seulement il y a un problème : elle semble ne pas pouvoir parler.

-Comment cela ?

-Eh bien elle a ouvert la bouche et a tenté à plusieurs reprises d'émettre un son, enfin je le suppose, mais il n'y a rien eu.

Carlisle examina alors sa gorge, la tâtant à plusieurs endroits, lui ouvrit la bouche, avant de claquer la langue. Ses pensées étaient confuses.

-Qu'y a-t-il ? demandai-je, très angoissé tout à coup. Elle va mal ?

-Je ne sais pas. Attendons qu'elle soit réveillée.

-Mais c'est mauvais signe ? insistai-je.

-Cesse de t'inquiéter Edward. Je ne veux rien avancer sans en être sûr, aussi je préfère attendre son réveil.

« Cela peut juste provenir du choc qu'elle a reçu, tant mental que physique. Qu'a-t-elle pensé si elle a vu la nature de Jane et des autres vampires ? »

J'étais entièrement d'accord avec lui : j'imaginais très bien sa peur, son effroi devant Jane. Je dis bien imaginai, car mon don ne servait à rien : nulle pensée ne venait de l'esprit de la jeune fille, nul bruit. Seul un silence me parvenait lorsque j'essayais de sonder son esprit. Pourquoi mon don était-il impuissant ? Cependant une chose m'intriguait : la Volturi s'était-elle servi de son don ? A la réflexion, je supposai que non, sinon l'ange qui reposait devant moi n'aurait pas échappé à la mort. Je dis ange, car comment qualifier autrement une jeune personne aussi belle, aussi charmante ? Je ne la connaissais pas et pourtant je n'avais qu'une seule envie : la protéger de tous les dangers. Notre invitée bougea, et sa main se dirigea automatiquement mais lentement vers son nez. Avec un soupir, je repris sa main et la posai sur le drap, gardant néanmoins la mienne posée dessus, pressant légèrement.

-Elle lui en veut, à ce tuyau, plaisanta mon père en injectant une dose de morphine dans la perfusion. Si elle se réveille, dis-lui que je retirerais le pansement aux yeux après-demain normalement. Et appelle-moi si je ne suis pas à l'hôpital, je veux la voir éveillée.

Il sortit de la chambre, et je restai seul avec la jeune fille. Soudain, pris d'une impulsion, je me penchai et embrassai son front, enfin le seul endroit non recouvert par un bandage. Je voulais qu'elle se réveille, je voulais la connaître, entendre son rire, lui offrir ce qu'elle désirait, enlever ses douleurs, ses peines, la rendre heureuse, en un mot. La jeune fille soupira au contact de mes lèvres avant de presser ma main. Je commençai à prendre conscience d'une réalité : c'était ELLE mon âme-s½ur, la fille que j'attendais depuis presque un siècle.


Pov Jane

Nous sommes tombés sur un petit clan, quatre hommes au total, mais ils eurent le dessus sur nous, et je fus la seule à réchapper au massacre, uniquement parce que j'avais fui avant la fin du combat. Lorsque j'avais appelé Aro pour lui rendre compte de la perte de ses soldats et des deux autres pantins de sa garde personnelle, j'eus droit à une sévère remontrance.

-Tu me déçois Jane ! Je pensais que ton but était de me servir, pas de me déshonorer ! Où est-elle à présent ?

-Je la retrouverai maître, je vous le promets.

-Tu as intérêt, je ne veux pas avoir à me déplacer moi-même.

Il raccrocha, me laissant éberluée. Je me mis aussitôt à la recherche de la jeune fille, du nom de Bella Swan. Et où la trouver sinon chez elle ? Le tout était de faire attention à mes adversaires, à ceux qui convoitaient également l'humaine. Son adresse était imprimée dans ma mémoire, et la ville étant minuscule je n'eus aucun problème pour trouver la maison de Charlie Swan, le chef de la police de la ville. A mon arrivée, je ne trouvai personne : la maison était vide, et seule l'odeur d'un inconnu, sûrement le père, était perceptible. J'en déduisis que Bella Swan n'était pas revenue chez elle. Mes ennemis l'avaient-ils trouvée avant moi ? Je devais le savoir, et rien ne valait une information de la famille. Je m'installai sur le canapé et attendis, laissant l'obscurité de la nuit m'envelopper. Enfin une voiture arriva, et un homme en descendit en sifflant. Je le laissai entrer et attendis qu'il eu fermé la porte pour me jeter sur lui. Je le pris à la gorge.

-Où est ta fille, humain ?

-Lâchez-moi, ordonna-t-il. Je suis le chef de la police, et si vous me faites quelque chose, vous le regretterez !

-Tais-toi ! Où est Bella ?

Il me regarda, et son regard passa de furieux à angoissé.

-Que lui voulez-vous ? Elle n'est pas là, et je ne vous laisserai pas lui faire de mal ! Qui êtes-vous ? Je vous prév...

-Toi, tu m'énerves.

Je resserrai mes doigts autour de son cou si fragile et j'entendis ses os craquer les uns après les autres. Quand il cessa de se débattre, je le laissai tomber à terre.

-Dommage pour toi, ce n'était pas la bonne réponse.

Sans un regard pour le cadavre, je sortis, prête à fouiller la ville maison après maison.


Pov Jasper

Sur ce coup-là, j'étais surpris : Edward était amoureux, cela ne faisait aucun doute. Cependant l'objet de son amour était à moitié dans le coma, et mon frère était fou d'inquiétude. Quelle idée de tomber amoureux d'une humaine, dont il ignore tout en plus ! Je finissais un livre concernant la Révolution Russe quand Alice, qui dessinait le patron de sa nouvelle robe, poussa un cri. Aussitôt je fus près d'elle, tentant de la réconforter. Elle tremblait de tous ses membres, sans pouvoir dire un mot sans bégayer.

-Alice, qu'y a-t-il ? demanda Carlisle, inquiet lui aussi.

-Le chef Swan... Jane s'est attaquée à lui.

Edward avait répondu, le visage grave. Pourquoi Alice et lui étaient-ils aussi bouleversés ? Certes, c'était grave, et nous allions devoir déménager, mais pourquoi tant de cris pour un humain ?

-Parce que c'est le père de Bella Swan, la jeune fille à qui Jane s'en est prise.

-Tu veux dire... Celle qui dort là-haut ?

Emmett n'en revenait pas, pas plus que nous. Edward et Alice hochèrent la tête de concert.

-C'est très grave alors. Il va falloir contacter Aro, mais surtout mettre Bella, puisque nous connaissons son nom, en sûreté. Mais surtout le lui annoncer. Est-il mort ?

Alice hocha la tête.

-Elle s'est décidée au dernier moment. Elle voulait juste suivre la trace de Bella. Je suis désolée.

-Tu n'y es pour rien. Préparez vos affaires, et tenez-vous prêts à partir, c'est tout.

C'est sur ses paroles qu'il sortit, accompagné d'Esmé.


Pov Ivan

A cause de la Volturi j'avais été obligé d'abandonner ma proie. J'avais faim, très faim, mais je la voulais, ELLE, pour repas. Les autres membres de mon clan cherchaient à me dissuader de m'attaquer à un humain convoité par les Volturi, mais je n'avais que faire de leurs mises en garde.

-Allez Ivan, laisse-la, recommença Arthur, le plus jeune du clan. Continuons notre route. Tu retrouveras bien une autre victime qui sentira aussi bon.

-Tu ne peux pas comprendre, rétorqua Maximilien, le plus âgé après moi. Cette fille est un cas très rare ! Un sang comme cela ne se retrouve qu'une ou deux fois en un siècle, dans le monde entier. Mais Arthur a raison Ivan, nous allons nous attirer des ennuis.

-Je la veux, boudai-je. Je ne partirai pas de ce trou sans avoir pu goûter à son sang.

-Alors laissons les choses se tasser, proposa Igor, le dernier membre de mon clan, plus âgé qu'Arthur de dix ans seulement. Lorsque tout le monde pensera que nous avons abandonné, nous la prendrons, enfin tu la prendras.

-Et si les Volturi interviennent avant ?

-Alors tu nous remercieras pour t'avoir gardé en vie.

Igor, malgré ses 58 ans, était particulièrement futé. Maximilien avait 165 ans, mais semblait le plus casse-cou, entraînant parfois Arthur, 96 ans. Quant à moi, du haut de mes 243 ans, je régnais sur ce clan, et tous m'obéissaient au doigt et à l'½il. Que choisir ? D'abord, la retrouver, puis observer, et décider au dernier moment. Voilà mon plan favori : traquer, être à l'affut de ma proie. Je sentais que j'allais bien m'amuser.




Voilà la suite. Qu'en pensez-vous ?
La suite mercredi.

# Online seit Montag, 31. August, 2009 um 04:46

Geändert am Samstag, 19. September, 2009 um 05:46